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Créer son entreprise : 5 pièges à éviter absolument

Photo libre de droits Création d’entreprise Lancer une entreprise est un projet ambitieux, mais semé d’erreurs fréquentes qui peuvent compromettre sa réussite. De l’étude de marché au choix du statut juridique, en passant par la trésorerie et la fiscalité — voici les 5 pièges les plus courants et les réflexes concrets pour les éviter. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Juin 2025  ·  Lecture 7 min KN Kéo Nayo Nleng Experte-comptable co-fondatrice · 11 ans d’expérience en finance d’entreprise 1Étude de marché 2Statut juridique 3Trésorerie 4Fiscal & juridique 5Accompagnement 1 Négliger l’étude de marché et le business plan Risque : lancer un produit ou service sans demande réelle, ou sous-estimer gravement les besoins financiers — conduisant à un échec prématuré. Conseils concrets Réalisez une étude de marché quantitative ET qualitative — visez au moins 100 répondants pour un sondage fiable. Utilisez Google Trends et SEMrush pour analyser les tendances de recherche liées à votre activité. Intégrez dans votre business plan un compte de résultat prévisionnel sur 3 ans avec 3 scénarios (pessimiste, réaliste, optimiste). Calculez votre point mort dès le départ : Formule — Point mort Point mort = Charges fixes ÷ (1 – Charges variables / Chiffre d’affaires) 2 Choisir un statut juridique inadapté Risque : le statut juridique impacte directement votre fiscalité, votre protection sociale et votre capacité à lever des fonds. Un mauvais choix peut limiter votre croissance ou vous exposer à des risques personnels inutiles. Conseils concrets Pour les activités de service avec un CA < 77 700 € (2025), le statut auto-entrepreneur peut être adapté — mais attention à ses limitations en termes de déduction de charges. Pour une activité à fort potentiel, privilégiez la SAS ou SASU : plus de flexibilité pour la gouvernance et l’entrée d’investisseurs. Si vous vous associez, optez pour une SAS avec pacte d’actionnaires détaillé plutôt qu’une SARL, pour éviter les blocages décisionnels. Pensez à l’option IS en EURL : elle peut être avantageuse dès que le bénéfice dépasse ~40 000 € par an. 3 Sous-estimer les besoins en trésorerie Risque : même une entreprise rentable peut faire faillite si elle manque de liquidités pour payer ses fournisseurs ou ses employés à court terme. Conseils concrets Calculez votre Besoin en Fonds de Roulement (BFR) : Formule — BFR BFR = (Stocks + Créances clients) – Dettes fournisseurs Visez un matelas de trésorerie couvrant 3 à 6 mois de charges fixes minimum. Utilisez des outils de facturation automatisés pour accélérer vos encaissements. Négociez des délais de paiement plus longs avec vos fournisseurs (60 jours) et plus courts avec vos clients (30 jours). Explorez les solutions de financement court terme : affacturage, cession Dailly, découvert autorisé. 4 Négliger les aspects juridiques et fiscaux Risque : une mauvaise gestion des obligations juridiques et fiscales peut entraîner des pénalités coûteuses, des redressements fiscaux, voire la fermeture de l’entreprise. Conseils concrets Anticipez les seuils de franchise TVA : 37 500 € pour les prestations de services, 85 000 € pour la vente de marchandises (seuils 2025). Provisionnez environ 25 % de votre CA pour les charges sociales TNS (travailleur non salarié). Choisissez la micro-entreprise uniquement si votre taux de charges réelles est inférieur à 34 % (prestations) ou 29 % (vente). Mettez en place une comptabilité analytique dès le départ pour piloter la rentabilité de chaque activité. Utilisez un logiciel de facturation conforme à la réglementation anti-fraude (piste d’audit fiable, fichier des écritures comptables). 5 Ne pas se faire accompagner par des professionnels Risque : tenter de tout gérer seul par souci d’économie peut s’avérer contre-productif et coûteux à long terme — et priver l’entrepreneur de conseils qui font la différence entre l’échec et le succès. Conseils concrets Budgétisez environ 2 % de votre CA pour l’accompagnement comptable et juridique. Choisissez un expert-comptable spécialisé dans votre secteur d’activité. Mettez en place un tableau de bord mensuel incluant au minimum : CA, marge brute, trésorerie, créances clients, dettes fournisseurs. Prévoyez des points trimestriels avec votre expert-comptable pour analyser vos KPIs et ajuster votre stratégie. Utilisez des outils collaboratifs (Google Workspace, PennyLane…) pour fluidifier les échanges de documents avec vos conseillers. En résumé Ces cinq erreurs sont évitables avec la bonne préparation et le bon accompagnement. Chez KS Conseil & Expertise Comptable, nous accompagnons les créateurs d’entreprise de la validation du business plan à la mise en place d’outils de gestion performants — pour que votre projet parte sur des bases solides. FAQ – Création d’entreprise : erreurs à éviter Pourquoi l’étude de marché est-elle essentielle avant de créer ? Elle permet de valider qu’il existe une demande réelle pour votre produit ou service, et d’affiner votre positionnement avant d’engager des investissements. Sans elle, vous risquez de lancer un projet sans marché — l’une des premières causes d’échec en création d’entreprise. Le business plan est-il vraiment indispensable ? Oui — même si vous ne cherchez pas de financement externe. Le business plan vous force à structurer votre projet, à chiffrer vos besoins réels et à identifier les risques. Il sert aussi de boussole tout au long des premières années d’activité. Quel statut juridique choisir au départ ? Il n’y a pas de réponse universelle : cela dépend de votre activité, de vos objectifs de croissance, de votre situation personnelle et de votre niveau de charges. Un expert-comptable peut vous aider à comparer les options (auto-entrepreneur, SASU, SAS, EURL) sur des bases chiffrées adaptées à votre projet. Pourquoi la trésorerie est-elle si critique en phase de démarrage ? Même une entreprise rentable sur le papier peut se retrouver en cessation de paiement si ses entrées d’argent ne coïncident pas avec ses sorties. Les premières années, les délais de paiement clients, les charges fixes et les investissements de démarrage créent souvent un décalage de trésorerie qu’il faut anticiper. Faut-il se faire accompagner dès le début, même avec un petit budget ? Oui — et c’est souvent rentable dès la première année. Un accompagnement comptable vous évite des erreurs coûteuses (mauvais statut, TVA mal gérée, charges sociales sous-provisionnées)

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Sportifs internationaux : maîtrisez votre fiscalité quand vous jouez à l’étranger

Photo libre de droits Fiscalité & Sport de haut niveau Signer à l’étranger, c’est le rêve de nombreux sportifs professionnels. Mais derrière l’opportunité sportive se cachent des enjeux fiscaux complexes : résidence fiscale, double imposition, taxation des primes et revenus de sponsoring, préparation du retour en France. Une mauvaise gestion peut vous coûter plusieurs années de revenus. Ce guide vous donne les clés pour maîtriser la fiscalité des sportifs à l’international. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Janvier 2026  ·  Lecture 6 min Sommaire Comprendre votre résidence fiscale à l’étranger Éviter la double imposition grâce aux conventions fiscales Bien structurer vos contrats et vos primes Gérer vos revenus annexes : sponsoring, image, réseaux sociaux Anticiper votre retour en France 1 Comprendre votre résidence fiscale à l’étranger La résidence fiscale désigne le pays qui vous considère comme contribuable et qui a le droit de vous imposer sur l’ensemble de vos revenus mondiaux. Ce n’est pas nécessairement le pays où vous jouez, ni celui où vous êtes né. Elle est déterminée selon plusieurs critères hiérarchisés : Le foyer permanent : là où vous disposez d’un logement à titre durable (propriété ou location longue durée) Le centre des intérêts vitaux : le pays où sont concentrés vos liens personnels et économiques les plus forts (famille, patrimoine, investissements) Le séjour habituel : le pays où vous passez le plus de temps — le seuil de 183 jours est souvent utilisé comme référence La nationalité : critère subsidiaire utilisé en dernier recours en cas de conflit entre les deux premiers critères Attention : si vous résidez dans un pays mais que votre famille, votre patrimoine et vos comptes bancaires restent en France, l’administration fiscale française peut revendiquer votre résidence fiscale — même si vous êtes contractuellement à l’étranger. Ne présumez jamais de votre statut sans vérification préalable. Conseil KS Conseil : faites établir une analyse de résidence fiscale avant la signature de tout contrat à l’étranger. Ce diagnostic permet d’anticiper vos obligations déclaratives dans chaque pays concerné et d’éviter les mauvaises surprises à votre retour. 2 Éviter la double imposition grâce aux conventions fiscales La double imposition survient lorsque deux pays réclament simultanément l’impôt sur les mêmes revenus. Pour y remédier, la France a signé des conventions fiscales bilatérales avec plus de 120 pays. Ces conventions définissent quel pays a le droit d’imposer chaque type de revenu, et prévoient des mécanismes d’élimination de la double imposition. Les deux mécanismes principaux Mécanisme Fonctionnement Exemple Crédit d’impôt L’impôt payé à l’étranger vient en déduction de l’impôt dû en France, dans la limite de l’impôt français correspondant Utilisé avec la plupart des pays européens Exonération avec progressivité Les revenus étrangers sont exonérés en France mais pris en compte pour calculer le taux applicable aux autres revenus français Utilisé avec certains pays comme l’Allemagne ou la Suisse Exemples de pays fréquemment concernés Espagne Convention franco-espagnole — régime Beckham possible pour les expatriés Convention signée Angleterre Convention franco-britannique — attention aux revenus d’image taxés à la source Vigilance image Allemagne Exonération avec progressivité — impact sur le taux applicable aux revenus français Convention signée États-Unis Système fiscal mondial US — même les résidents étrangers peuvent rester imposables aux USA Attention USA Émirats arabes unis Pas d’impôt sur le revenu local — mais résidence fiscale française souvent maintenue Vérifier résidence Portugal Régime RNH (Résident Non Habituel) favorable pour certains profils RNH avantageux À retenir : la convention fiscale ne s’applique pas automatiquement. Elle doit être invoquée dans vos déclarations, avec les justificatifs adéquats. Une erreur ou un oubli peut aboutir à une double imposition effective, même si vous y avez droit en théorie. 3 Bien structurer vos contrats et vos primes Un contrat sportif à l’étranger ne se résume pas à un salaire mensuel. Il comprend généralement plusieurs composantes dont la fiscalité diffère selon leur nature et leur pays de paiement : Type de revenu Lieu d’imposition habituel Points de vigilance Salaire de base Pays d’activité (où se jouent les matchs) Retenue à la source dans la plupart des pays Primes et bonus Pays d’activité ou de résidence selon convention Proratisation possible si activité multi-pays Droits à l’image Variable selon structure contractuelle Peut être structuré via une société dédiée Sponsoring Pays de résidence ou pays du sponsor Dépend de la nature du contrat et du payeur Indemnités de départ Variable — souvent pays d’activité Qualification fiscale à vérifier avant signature Conseil KS Conseil : intégrez la fiscalité dès la phase de négociation du contrat. La structuration de la rémunération (répartition salaire / prime / droits d’image) peut avoir un impact significatif sur votre revenu net final — parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. 4 Gérer vos revenus annexes : sponsoring, image, réseaux sociaux Les sportifs de haut niveau génèrent souvent des revenus annexes importants qui s’accumulent parallèlement au salaire sportif : contrats de sponsoring, droits à l’image, revenus de réseaux sociaux, partenariats commerciaux, conférences… Ces revenus ont une fiscalité propre qu’il faut maîtriser. Revenus de sponsoring et d’image : peuvent être imposés dans le pays du payeur (retenue à la source), dans le pays de résidence, ou les deux — selon la convention applicable Revenus des réseaux sociaux (YouTube, Instagram…) : généralement imposés dans le pays de résidence fiscale, mais la localisation de l’entité payeuse peut créer des obligations déclaratives supplémentaires Conférences et interventions : imposées dans le pays où elles sont réalisées, sauf convention contraire Redevances et droits dérivés : régime spécifique prévu dans la plupart des conventions fiscales Risque fréquent : omettre de déclarer des revenus étrangers dans la déclaration française, même en ayant payé l’impôt à l’étranger. En France, tous les revenus mondiaux doivent être déclarés si vous êtes résident fiscal français — la convention évite la double imposition mais n’exonère pas de la déclaration. 5 Anticiper votre retour en France Le retour en France est une étape fiscalement sensible, souvent sous-estimée. L’administration fiscale française peut remonter sur plusieurs années pour vérifier la cohérence de vos déclarations passées. Une préparation rigoureuse s’impose. Le dossier

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LMNP : Guide pour réduire vos impôts locatifs

Photo libre de droits Immobilier & Fiscalité Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) est l’un des régimes fiscaux les plus avantageux pour les investisseurs immobiliers en France. Accessible, il permet dans de nombreux cas de ramener l’imposition sur les loyers à zéro grâce aux amortissements. Mais pour en tirer pleinement profit, il faut comprendre ses règles, éviter les erreurs fréquentes et adopter la bonne stratégie fiscale dès le départ. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Janvier 2026  ·  Lecture 7 min Sommaire Qu’est-ce que le statut LMNP ? Conditions et équipements obligatoires Micro-BIC vs régime réel : lequel choisir ? L’amortissement LMNP : comment ça marche ? Les charges déductibles au régime réel Les 4 erreurs fréquentes à éviter Fiscalité de la revente : ce qu’il faut anticiper 1 Qu’est-ce que le statut LMNP ? Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) s’adresse à tout particulier qui met en location un logement meublé sans en faire son activité principale. Il s’applique à une grande variété de biens : appartement classique, studio étudiant, résidence de services (EHPAD, résidence étudiante, tourisme), ou location saisonnière type Airbnb. Sur le plan fiscal, les revenus tirés de la location meublée sont classés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) — et non dans celle des revenus fonciers comme pour la location nue. C’est ce qui ouvre l’accès aux amortissements, principal avantage du régime. 2 Conditions d’éligibilité et équipements obligatoires Pour bénéficier du statut LMNP, deux conditions financières doivent être respectées : Condition Seuil Conséquence si dépassé Recettes annuelles de location meublée ≤ 23 000 € Basculement automatique vers le statut LMP (Loueur Meublé Professionnel) Part des revenus locatifs dans les revenus globaux du foyer ≤ 50 % Le logement doit également être loué avec un équipement minimum obligatoire, défini par le décret du 31 juillet 2015. La liste comprend notamment : literie complète avec couette ou couverture, volets ou rideaux dans les chambres, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur, vaisselle, ustensiles de cuisine, table et chaises, étagères de rangement, luminaires et matériel d’entretien. Point de vigilance : un logement insuffisamment équipé peut être requalifié en location nue par l’administration fiscale, avec perte rétroactive des avantages LMNP et risque de redressement. 3 Micro-BIC vs régime réel : lequel choisir ? Deux régimes fiscaux sont accessibles en LMNP. Le choix entre les deux est déterminant pour votre rentabilité nette. Critère Micro-BIC Régime réel Seuil d’accès Loyers < 77 700 €/an (15 000 € pour meublés de tourisme non classés depuis 2025) Tous niveaux de revenus Abattement / déductions Abattement forfaitaire de 50 % (71 % meublés de tourisme classés) Déduction des charges réelles + amortissements Amortissement du bien Non Oui Comptabilité requise Simplifiée — pas de liasse fiscale Comptabilité complète + liasse 2031/2033 Expert-comptable Non indispensable Fortement recommandé Idéal pour Faibles revenus locatifs, pas de crédit en cours Bien à crédit, charges élevées, optimisation maximale Règle pratique : dès que vos charges réelles dépassent 50 % de vos loyers — ce qui est presque toujours le cas avec un crédit immobilier en cours — le régime réel est plus avantageux. L’option pour le régime réel est irrévocable pour 2 ans, reconductible tacitement. 4 L’amortissement LMNP : comment ça marche concrètement ? L’amortissement est le mécanisme comptable qui permet de déduire chaque année une fraction de la valeur du bien et du mobilier, reflétant leur usure dans le temps. En LMNP au régime réel, c’est le principal levier d’optimisation fiscale. Durées d’amortissement habituelles Structure du bâtiment : 40 à 50 ans — soit 2 à 2,5 % par an Façade et toiture : 25 à 30 ans — soit 3,3 à 4 % par an Installations techniques (plomberie, électricité) : 15 à 20 ans Mobilier et électroménager : 5 à 10 ans — soit 10 à 20 % par an Le terrain ne s’amortit pas — il faut donc le ventiler dans le prix d’achat (généralement 10 à 20 % de la valeur totale) Exemple chiffré — bien acheté 200 000 € Simulation amortissement LMNP — bien à 200 000 € Prix d’achat total200 000 € Valeur du terrain (15 % — non amortissable)– 30 000 € Base amortissable (bien)170 000 € Amortissement bien (sur 40 ans = 2,5 %/an)4 250 €/an Mobilier (10 000 € sur 7 ans)1 430 €/an Charges déductibles (intérêts + copro + assurance + taxe foncière)~3 500 €/an Total déductions annuelles~9 180 €/an Résultat : avec des loyers annuels de 8 400 € (700 €/mois), la totalité des revenus locatifs est absorbée par les déductions. Le résultat fiscal est nul ou déficitaire — zéro impôt sur les loyers pendant de nombreuses années. Le déficit en LMNP n’est pas imputable sur le revenu global mais il est reportable indéfiniment sur les bénéfices futurs de même nature. 5 Les charges déductibles au régime réel Au régime réel, toutes les charges engagées pour l’activité de location meublée sont déductibles, à condition d’être justifiées et comptabilisées : Intérêts d’emprunt et frais de dossier bancaire liés à l’acquisition Assurance propriétaire non occupant (PNO) et assurance loyers impayés Taxe foncière (hors taxe d’ordures ménagères refacturée au locataire) Charges de copropriété (sauf celles récupérables auprès du locataire) Frais de gestion locative si vous passez par une agence Travaux d’entretien et de réparation (hors travaux de construction ou d’agrandissement) Honoraires d’expert-comptable et frais de tenue de comptabilité Frais d’annonce et de publicité pour trouver des locataires Amortissements du bien, des travaux d’amélioration et du mobilier 6 Les 4 erreurs fréquentes à éviter en LMNP Erreur 01 Rester au micro-BIC par défaut Le micro-BIC s’applique automatiquement si vous ne faites rien. Pourtant, le régime réel est souvent bien plus avantageux — en particulier si vous avez un crédit en cours. Erreur 02 Oublier la déclaration de début d’activité Le formulaire P0i doit être déposé au greffe dans les 15 jours suivant le début de la location. Sans SIRET, vos avantages fiscaux peuvent être remis en cause. Erreur 03 Mal calculer les amortissements Un

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Sportifs de haut niveau : Les secrets pour transformer votre nom en or grâce aux contrats NIL

Photo libre de droits Fiscalité & Sport de haut niveau Depuis 2021, les contrats NIL (Name, Image, Likeness) ont bouleversé le paysage financier du sport universitaire américain. Pour les sportifs français évoluant aux États-Unis, c’est une opportunité inédite de monétiser leur image dès le début de carrière mais aussi un terrain miné de complexités juridiques, fiscales et comptables qu’il faut maîtriser pour en tirer pleinement parti. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Janvier 2026  ·  Lecture 7 min Sommaire Qu’est-ce qu’un contrat NIL ? Les sportifs français et les contrats NIL Comment percevoir les fonds d’un contrat NIL ? Quelle structure juridique choisir ? La fiscalité des revenus NIL pour un Français Le rôle de l’expert-comptable 1 Qu’est-ce qu’un contrat NIL ? NIL est l’acronyme de Name, Image and Likeness — nom, image et ressemblance en français. Un contrat NIL est un accord par lequel un sportif autorise une entreprise, une marque ou un sponsor à utiliser son identité à des fins commerciales, en échange d’une rémunération. Concrètement, un contrat NIL peut prendre plusieurs formes : Contrat publicitaire : apparition dans une publicité, un spot vidéo ou une campagne digitale Ambassadeur de marque : représentation d’une enseigne sur les réseaux sociaux ou lors d’événements Sponsoring direct : port de logo ou d’équipement d’une marque partenaire Contenu sponsorisé : posts Instagram, TikTok, YouTube rémunérés par des annonceurs Licence de droits à l’image : utilisation du nom ou du visage sur des produits dérivés Chronologie : la révolution NIL aux États-Unis Avant 2021 Les athlètes universitaires NCAA sont strictement interdits de percevoir toute rémunération liée à leur image ou notoriété, sous peine de perdre leur éligibilité sportive. Juil. 2021 La NCAA autorise officiellement les contrats NIL pour tous ses athlètes. Chaque État américain et chaque université fixe ses propres règles de conformité. 2022–2023 Explosion du marché NIL : le premier athlète à dépasser 1 million de dollars de revenus NIL est recensé. Les plateformes spécialisées (Opendorse, Caviar) se multiplient. 2024–2026 Le marché NIL dépasse 1,6 milliard de dollars annuels. Les sportifs français en scholarship américain sont de plus en plus nombreux à en bénéficier. 2 Les sportifs français et les contrats NIL Les sportifs français sont directement concernés par les contrats NIL dès lors qu’ils évoluent dans le système universitaire américain. Les disciplines les plus représentées sont le basketball, l’athlétisme, le tennis, la natation et le football (soccer). Un sportif français en scholarship NCAA peut se voir proposer un contrat NIL notamment si : Il possède une notoriété médiatique ou sur les réseaux sociaux — même modeste, dès 10 000 abonnés Il représente une équipe universitaire à fort rayonnement (Division I NCAA) Une marque souhaite l’associer à son image dans le cadre d’une stratégie marketing ciblée (produits sportifs, nutrition, lifestyle) Il a une histoire ou un profil atypique qui intéresse des marques cherchant à diversifier leur communication Ordre de grandeur : les contrats NIL pour des athlètes de niveau Division I NCAA débutent généralement entre 5 000 et 50 000 dollars par an pour des profils modérément médiatisés. Pour les stars des grands sports (basketball, football américain), les montants peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions de dollars. 3 Comment percevoir les fonds d’un contrat NIL ? Depuis 2021, un étudiant-athlète NCAA peut en principe percevoir des revenus NIL directement sur un compte personnel. Toutefois, dès que les montants deviennent significatifs, cette approche expose à des risques fiscaux et administratifs importants — en particulier pour un sportif français dont la résidence fiscale peut être contestée. Checklist de conformité avant de signer un contrat NIL Vérifier les règles NIL spécifiques à votre université et à votre conférence NCAA Déclarer le contrat auprès du bureau de conformité sportive de l’université avant signature S’assurer que le partenaire commercial n’est pas un agent sportif déguisé (interdit NCAA) Vérifier que la rémunération est bien liée à l’image et non aux performances sportives Conserver tous les contrats, factures et échanges pour justification fiscale Analyser l’impact sur la résidence fiscale et les obligations déclaratives en France Se faire accompagner par un expert-comptable dès le premier contrat significatif Risque NCAA : certaines pratiques apparemment anodines peuvent entraîner une perte d’éligibilité sportive — notamment recevoir des paiements via un agent, signer un contrat antidaté, ou percevoir une rémunération liée aux résultats sportifs. La ligne entre NIL autorisé et recrutement déguisé est parfois ténue. 4 Quelle structure juridique choisir ? Dès que les revenus NIL deviennent réguliers ou significatifs, la création d’une structure juridique dédiée est fortement recommandée. Le choix dépend de la situation du sportif — durée du séjour aux États-Unis, niveau de revenus, projets à long terme — et nécessite une analyse au cas par cas. Structure Pays Avantages Points de vigilance LLC (Limited Liability Co.) États-Unis Simple à créer, fiscalité transparente (pass-through), protection du patrimoine personnel Obligations déclaratives américaines, impact sur résidence fiscale, pas adaptée au retour en France Société de droit à l’image (SAS/SASU) France Optimisation fiscale via IS, dividendes, protection sociale française maintenue Gestion à distance plus complexe, nécessite un expert-comptable français Auto-entrepreneur France Simple, peu de charges si revenus modestes Plafond de CA limité, pas d’optimisation possible au-delà des seuils Compte personnel — Aucune démarche initiale Aucune optimisation, risque fiscal élevé, difficile à gérer en cas de contrôle Notre recommandation : pour un sportif français en scholarship américain dont les revenus NIL dépassent 10 000 € par an, la création d’une structure dédiée — LLC aux États-Unis ou SAS en France selon la durée du séjour — est presque toujours avantageuse sur le plan fiscal et sécurisante sur le plan juridique. 5 La fiscalité des revenus NIL pour un sportif français La fiscalité des revenus NIL est l’une des questions les plus complexes pour un sportif français aux États-Unis. Plusieurs facteurs entrent en jeu simultanément : Résidence fiscale : êtes-vous résident fiscal américain, français, ou les deux ? La réponse conditionne tout le traitement fiscal. Nature des revenus : les revenus NIL sont généralement qualifiés de revenus d’activité commerciale ou de droits

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