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Micro-BIC ou régime réel en LMNP : lequel choisir ?

Photo libre de droits — Pexels LMNP & Fiscalité Micro-BIC ou régime réel en LMNP : c’est la question que se posent presque tous les investisseurs en location meublée. Le micro-BIC est simple et ne nécessite aucune comptabilité. Le régime réel est plus contraignant, mais souvent bien plus avantageux fiscalement. Tout dépend de votre situation — et surtout de vos charges réelles. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  7 min de lecture Sommaire Le micro-BIC : le régime de la simplicité Le régime réel : une fiscalité optimisée Exemple chiffré : un studio à Thionville Comparatif synthétique Le cas des locations saisonnières : loi Le Meur Alors, lequel choisir ? 1 Le micro-BIC : le régime de la simplicité Le micro-BIC est le régime par défaut pour les loueurs meublés dont les recettes annuelles ne dépassent pas 77 700 € (pour une location longue durée classique). Son fonctionnement est volontairement simplifié : vous déclarez le total de vos loyers encaissés, et l’administration fiscale applique automatiquement un abattement forfaitaire de 50 % censé représenter vos charges. Concrètement, vous êtes imposé sur la moitié de vos recettes. Aucune comptabilité à tenir, aucune liasse fiscale à produire. C’est son principal atout. Mais attention : cet abattement est forfaitaire. Il ne tient pas compte de votre situation réelle. Si vos charges effectives dépassent 50 % de vos recettes — ce qui est très fréquent dès qu’il y a un crédit immobilier — vous payez des impôts sur une base surévaluée. Les prélèvements sociaux au micro-BIC Au micro-BIC, vous êtes soumis aux prélèvements sociaux de 18,6 % sur votre base imposable (soit 50 % de vos recettes). Ce taux a été rehaussé suite à la hausse de la CSG de 1,4 point issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, applicable aux revenus perçus dès 2025. Ces prélèvements s’ajoutent à l’impôt sur le revenu — ils sont souvent oubliés dans les calculs, alors qu’ils représentent une part significative de la facture fiscale totale. 2 Le régime réel : plus de travail, mais une fiscalité optimisée Au régime réel simplifié, vous déduisez l’ensemble de vos charges réelles et justifiées de vos recettes. Cela inclut notamment : Les intérêts d’emprunt et frais de dossier bancaire Les charges de copropriété La taxe foncière Les primes d’assurance Les frais de gestion locative Les travaux d’entretien et de réparation Les honoraires de l’expert-comptable L’amortissement du bien et du mobilier — c’est ce point qui fait toute la différence Le pouvoir de l’amortissement : vous pouvez amortir la valeur de votre bien immobilier (hors terrain, généralement 80 % du prix d’acquisition) sur 25 à 40 ans, et votre mobilier sur 5 à 10 ans. Ces amortissements réduisent votre base imposable sans représenter une sortie d’argent réelle. En pratique, pour de nombreux investisseurs, charges + amortissements suffisent à ramener le résultat fiscal à zéro. Résultat fiscal nul = prélèvements sociaux nuls. En contrepartie, le régime réel impose la tenue d’une comptabilité et le dépôt annuel d’une liasse fiscale 2031/2033. C’est là qu’intervient l’expert-comptable. 3 Exemple chiffré : un studio à Thionville loué 850 €/mois Prenons le cas de Marie, propriétaire d’un studio à Thionville acquis 180 000 €, loué meublé 850 €/mois (10 200 €/an), dans la tranche marginale d’imposition à 30 %. Profil — Marie · Studio Thionville 10 200 €Recettes annuelles 5 800 €Charges réelles 30 %Tranche marginale 144 000 €Base amortissable bien 4 800 €Amortissement bien/an 600 €Amortissement mobilier/an Micro-BIC Recettes annuelles10 200 € Abattement forfaitaire 50 %— 5 100 € Base imposable5 100 € Impôt sur le revenu (30 %)1 530 € Prélèvements sociaux (18,6 %)949 € Total à payer2 479 € Régime réel Recettes annuelles10 200 € Charges réelles— 5 800 € Amortissements— 5 400 € Résultat fiscal— 1 000 € (déficit) Impôt sur le revenu0 € Prélèvements sociaux0 € Total à payer0 € 2 479 € économisés chaque année au régime réel — soit près de 3 mois de loyer récupérés. Le déficit de 1 000 € est reportable sur les exercices suivants. Les honoraires d’un expert-comptable spécialisé LMNP sont largement couverts par cette économie fiscale. 4 Comparatif synthétique Critère Micro-BIC Régime réel Seuil (longue durée) Recettes < 77 700 €/an Tous montants Base imposable 50 % des recettes Recettes — charges réelles Amortissements Non Oui Prélèvements sociaux 18,6 % sur 50 % des recettes 18,6 % sur le résultat net Déficit reportable Non Oui Liasse fiscale Non requise Obligatoire (2031/2033) Comptabilité Aucune Expert-comptable recommandé 5 Le cas particulier des locations saisonnières : la loi Le Meur Depuis le 1er janvier 2025, la loi Le Meur a profondément modifié les règles du micro-BIC pour les meublés de tourisme. Si vous louez sur Airbnb ou une plateforme similaire, voici ce qui change : Type de bien Abattement avant Abattement 2025 Seuil micro-BIC Location longue durée 50 % 50 % (inchangé) 77 700 € Meublé tourisme non classé 50 % 30 % 15 000 € Meublé tourisme classé 71 % 50 % 77 700 € À retenir : si vous faites de la location saisonnière non classée et dépassez 15 000 € de recettes annuelles, le passage au régime réel devient automatique et obligatoire. Avec un abattement réduit à 30 %, votre base imposable au micro-BIC serait de 10 500 € sur 15 000 € de recettes — le régime réel, avec les charges et amortissements, permettrait souvent de descendre bien en dessous. 6 Alors, lequel choisir ? Le micro-BIC peut rester pertinent dans des cas très spécifiques : peu ou pas de crédit, charges très faibles, bien entièrement remboursé depuis longtemps. Dans ces situations, l’abattement forfaitaire de 50 % peut effectivement couvrir vos charges réelles. Dans tous les autres cas — et c’est la majorité des investisseurs LMNP — le régime réel est largement plus avantageux. La combinaison charges + amortissements permet souvent de ne pas payer d’impôt ni de prélèvements sociaux pendant 10 à 20 ans sur les revenus locatifs. Bon à savoir : le choix du régime réel est

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Facturation électronique obligatoire en 2026 : êtes-vous prêt ?

Photo : Pexels — libre de droits Fiscalité & Obligations légales À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être capables de recevoir des factures électroniques. L’émission sera également obligatoire pour les grandes entreprises dès cette date. Voici ce que vous devez savoir pour anticiper sereinement. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Mars 2026  ·  Lecture 4 min 1 De quoi s’agit-il exactement ? La facturation électronique est l’obligation, pour les entreprises françaises assujetties à la TVA, d’émettre et de recevoir leurs factures sous un format numérique structuré — et non plus sous forme de PDF classique ou de document scanné. Ces factures devront transiter par une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) agréée par l’État. La réforme s’articule autour de trois volets : La facturation électronique B2B entre entreprises françaises assujetties à la TVA Le e-reporting de transaction : transmission des données pour les opérations avec des clients particuliers ou étrangers Le e-reporting de paiement : transmission des données d’encaissement pour les prestations de services À noter : un simple PDF envoyé par e-mail ne sera plus considéré comme une facture électronique valide. Le format devra être structuré (UBL, CII ou format mixte Factur-X) et transiter obligatoirement par une plateforme agréée. 2 Qui est concerné et à quelle date ? La réforme concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA, sans exception. Le calendrier est progressif selon la taille de l’entreprise : Date Obligation Entreprises concernées 1er sept. 2026 Réception de factures électroniques Toutes les entreprises assujetties à la TVA 1er sept. 2026 Émission de factures électroniques Grandes entreprises & ETI 1er sept. 2027 Émission de factures électroniques PME, TPE & micro-entrepreneurs Important : même si vous êtes TPE ou micro-entrepreneur, vous devez être en capacité de recevoir des factures électroniques dès septembre 2026. Ne reportez pas toute mise en conformité à 2027. 3 Les bénéfices concrets pour votre activité Au-delà de la contrainte réglementaire, la réforme représente une vraie opportunité d’optimisation opérationnelle : Traitement plus rapide des factures et visibilité en temps réel sur leur statut Réduction des erreurs et des litiges grâce à la standardisation des formats Meilleure traçabilité des flux et pilotage comptable amélioré Gain de trésorerie grâce au respect facilité des délais de paiement légaux À terme, pré-remplissage automatique de vos déclarations de TVA 4 Par où commencer ? La première étape est simple : vérifier si votre logiciel de facturation actuel est déjà connecté à une plateforme de dématérialisation partenaire agréée — ou s’il prévoit une mise à jour en ce sens avant septembre 2026. Si vous utilisez PennyLane, Sellsy, Sage ou un autre logiciel métier, rapprochez-vous de votre éditeur pour connaître la feuille de route prévue sur ce sujet. Notre cabinet vous accompagne Face à cette réforme, ne restez pas seul. Nous pouvons vous aider à : Réaliser un diagnostic de votre situation actuelle et de vos outils de facturation Vous orienter dans le choix d’une plateforme agréée adaptée à votre activité Mettre à jour vos processus de facturation en conformité avec la réforme Assurer le suivi de vos obligations e-reporting N’attendez pas septembre 2026 pour vous préparer. Prenez rendez-vous avec notre équipe pour faire le point sur votre situation et planifier votre transition en toute sérénité. Nous contacter

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Loi de finances 2026 : les changements pour le LMNP

Photo libre de droits Immobilier & Fiscalité La loi de finances 2026 durcit le contexte fiscal des loueurs meublés : hausse des prélèvements sociaux, abaissement des seuils micro-BIC pour les meublés de tourisme, nouvelles règles pour les non-résidents. Tour d’horizon de ce qui change concrètement pour votre situation. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Février 2026  ·  Lecture 6 min 1 Le statut LMNP – rappel des fondamentaux La Location Meublée Non Professionnelle (LMNP) est un régime fiscal destiné aux particuliers qui louent des logements meublés à titre non professionnel. Elle constitue un moyen intéressant de générer des revenus locatifs tout en bénéficiant d’avantages fiscaux, notamment la possibilité d’amortir le bien et le mobilier pour réduire l’imposition sur les revenus locatifs. Conditions pour bénéficier du statut LMNP : La location ne doit pas constituer votre activité principale Les recettes annuelles tirées de la location meublée ne doivent pas dépasser 23 000 € ou ne doivent pas excéder vos autres revenus professionnels Le logement doit être loué meublé avec un minimum d’équipements (literie, cuisine équipée, mobilier…) Deux régimes fiscaux sont applicables en LMNP : Régime Caractéristiques Pour qui ? Micro-BIC Abattement forfaitaire de 50 % (71 % pour les meublés de tourisme classés). Formalités simplifiées, pas de liasse fiscale. Petits revenus locatifs, gestion simplifiée Régime réel Déduction des charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, assurance, taxe foncière) + amortissement du bien et du mobilier. Optimisation fiscale maximale — expert-comptable fortement recommandé 2 Le statut LMP – quand bascule-t-on ? Lorsque les conditions du statut LMNP ne sont plus respectées, vous basculez automatiquement sous le statut de Loueur Meublé Professionnel (LMP). Ce basculement intervient lorsque les deux conditions suivantes sont cumulativement réunies : Les recettes annuelles issues de la location meublée dépassent 23 000 € Ces recettes sont supérieures aux autres revenus professionnels du foyer fiscal (salaires, BNC, BIC, etc.) Attention : en LMP, les revenus restent imposés en BIC mais les cotisations sociales des travailleurs indépendants (URSSAF) s’appliquent sur le résultat fiscal. Le régime réel est donc quasi systématiquement privilégié pour maîtriser l’assiette de cotisation. 3 Ce qui change avec la loi de finances 2026 La loi de finances 2026 ne bouleverse pas les statuts LMNP/LMP mais durcit sensiblement le contexte fiscal sur trois points. a. Hausse des prélèvements sociaux sur les revenus BIC Depuis le 1er janvier 2026, le taux de CSG/CRDS applicable aux revenus tirés de la location meublée (BIC) a augmenté. Les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 % sur les revenus meublés. Cette hausse impacte aussi bien les LMNP que les LMP, tous deux relevant de la catégorie des BIC. Impact concret : pour 10 000 € de revenus locatifs nets, la hausse représente 140 € de prélèvements sociaux supplémentaires par an. b. Loi Le Meur – abaissement du seuil micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés À compter des revenus perçus à partir du 1er janvier 2025 (déclarés en 2026), le régime micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés est profondément remanié : Critère Avant (jusqu’en 2024) Après (à partir de 2025) Seuil de CA micro-BIC 77 700 € 15 000 € Abattement forfaitaire 50 % 30 % Meublés de tourisme classés Seuil maintenu à 77 700 € — non concernés Location longue durée Seuil maintenu à 77 700 € — non concernés Si votre CA dépasse 15 000 € en location saisonnière non classée, le régime micro-BIC n’est plus applicable : vous passez obligatoirement au régime réel. c. Non-résidents louant en meublé en France Avant 2026, seuls les revenus imposables en France étaient pris en compte pour apprécier le statut LMNP ou LMP d’un non-résident. Cela aboutissait à ce que des non-résidents soient automatiquement qualifiés de LMP dès lors qu’ils louaient un bien en France, même si leurs revenus d’activité à l’étranger dépassaient largement leurs recettes locatives françaises. Avec la loi de finances 2026, c’est désormais le revenu mondial qui doit être pris en compte pour apprécier le statut. La conséquence probable : moins de non-résidents seront qualifiés de LMP après prise en compte de leurs revenus d’activité dans leur pays de résidence. Rappel des deux conditions cumulatives pour le statut LMP : 1. Recettes locatives annuelles > 23 000 € 2. Ces recettes sont supérieures aux revenus d’activité du foyer fiscal (désormais appréciés au niveau mondial pour les non-résidents) FAQ – Loi de finances 2026 & Location meublée Qui peut bénéficier du statut LMNP ? Toute personne qui loue un logement meublé sans que cela constitue son activité principale, à condition de respecter les seuils de loyers et de revenus fixés par la loi : La location ne doit pas être votre activité principale Les recettes annuelles ne doivent pas dépasser 23 000 € ou excéder vos autres revenus professionnels Le logement doit être loué meublé avec un équipement minimum Quelle est la différence entre micro-BIC et régime réel ? Le régime micro-BIC offre une gestion simple avec un abattement forfaitaire de 50 %, tandis que le régime réel permet de déduire l’ensemble des charges réelles et d’amortir le bien et le mobilier — ce qui est souvent bien plus avantageux fiscalement, surtout si vous avez un emprunt en cours. Quels sont les changements introduits par la loi de finances 2026 ? Trois changements majeurs : hausse des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %, abaissement du seuil micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés de 77 700 € à 15 000 € (avec abattement réduit à 30 %), et prise en compte des revenus mondiaux pour les non-résidents afin de déterminer le statut LMP. L’expert-comptable est-il obligatoire pour ma LMNP ? Non, l’expert-comptable n’est jamais obligatoire. Il est cependant fortement recommandé au régime réel (LMNP ou LMP) car il permet de : Choisir le régime fiscal le plus adapté à votre situation Calculer et optimiser les amortissements Établir la liasse fiscale à destination de l’administration fiscale Respecter toutes les échéances fiscales L’accompagnement apporte sécurité, sérénité et optimisation fiscale. Votre situation a évolué avec la loi de

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LMNP en indivision : guide pour investir à plusieurs

Photo libre de droits Immobilier & Patrimoine Le LMNP en indivision permet d’investir à plusieurs dans un bien immobilier tout en conservant les avantages fiscaux de la location meublée. Héritage, achat commun entre amis ou en couple — bien compris et bien structuré, ce mode de détention peut devenir un véritable levier patrimonial. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Janvier 2026  ·  Lecture 5 min 1 Qu’est-ce que l’indivision en LMNP ? L’indivision désigne la situation dans laquelle plusieurs personnes possèdent ensemble un même bien, sans division matérielle de ce bien. Cette configuration est fréquente dans trois situations : Un couple non marié qui achète un bien locatif ensemble Des frères et sœurs héritant d’un logement familial Plusieurs investisseurs réunis pour un achat immobilier commun Dans ce contexte, le bien est loué au nom de l’indivision. Les revenus tirés de la location sont ensuite répartis entre les indivisaires proportionnellement à leurs quotes-parts respectives. 2 Comment fonctionne la fiscalité en indivision ? Les revenus issus de la location meublée relèvent de la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). L’indivision n’est pas un contribuable : elle ne paie pas l’impôt. Elle sert uniquement de structure pour la gestion administrative et la centralisation des flux. Principe de transparence fiscale : chaque indivisaire déclare sa quote-part de revenus dans sa propre déclaration d’impôt sur le revenu et paie l’impôt correspondant à sa situation personnelle. 3 Qui déclare l’activité LMNP ? C’est une question qui revient souvent. Beaucoup pensent que chaque indivisaire peut demander son propre numéro SIREN — ce n’est pas le cas. L’administration n’en attribue qu’un seul, au nom de l’indivision. 1 Déclaration de début d’activité au nom de l’indivision (formulaire P0i), en indiquant l’ensemble des indivisaires. 2 Obtention d’un SIREN unique attribué par l’administration pour l’ensemble de l’indivision. 3 Désignation d’un gérant de l’indivision pour assurer la coordination, les échanges avec l’administration et le suivi comptable. 4 Déclaration individuelle : chaque indivisaire reporte sa quote-part de revenus dans sa propre déclaration fiscale annuelle. 4 Avantages et limites Avantages Partage du coût d’acquisition et des risques Accès aux avantages fiscaux du régime LMNP (amortissements, charges déductibles) Outil efficace de transmission du patrimoine familial Gestion centralisée avec un SIREN unique Points de vigilance Prise de décision souvent soumise à l’accord de tous les indivisaires Risque de désaccords en cas de mésentente Comptabilité plus rigoureuse, surtout au régime réel Sortie d’indivision pouvant être complexe 5 Comment optimiser son LMNP en indivision ? Plusieurs leviers permettent de sécuriser et d’optimiser votre situation : Définir clairement les quotes-parts dès l’achat, idéalement dans un acte notarié Choisir le régime fiscal le plus avantageux — le régime réel est souvent préférable car il permet d’amortir le bien et de déduire les charges réelles Mettre en place une convention d’indivision pour clarifier les responsabilités, les règles de prise de décision et les modalités de sortie Se faire accompagner par un expert-comptable spécialisé pour optimiser les amortissements et fiabiliser les déclarations fiscales de chaque indivisaire Attention : en l’absence de convention d’indivision, les règles légales s’appliquent par défaut — ce qui peut bloquer la gestion du bien en cas de désaccord entre indivisaires. En résumé Le LMNP en indivision est un excellent levier patrimonial à condition de maîtriser ses règles. L’activité est enregistrée au nom de l’indivision avec un SIREN unique, et chaque indivisaire déclare sa propre quote-part de revenus. Avec une bonne organisation et un accompagnement adapté, ce mode de détention devient à la fois simple et fiscalement efficace. FAQ – LMNP en indivision Peut-on faire du LMNP en indivision ? Oui, c’est tout à fait possible. Le bien est détenu à plusieurs, mais l’activité LMNP est déclarée au nom de l’indivision avec un numéro SIREN unique. Chaque indivisaire bénéficie ensuite des avantages fiscaux du régime LMNP à hauteur de sa quote-part. Qui déclare les revenus en LMNP indivision ? Chaque indivisaire déclare sa quote-part de revenus dans sa propre déclaration d’impôt sur le revenu. L’indivision elle-même n’est pas imposée — elle centralise uniquement la gestion administrative. L’indivision a-t-elle son propre numéro SIREN ? Oui. L’administration fiscale attribue un seul numéro SIREN pour l’ensemble de l’indivision, lors de la déclaration de début d’activité. Il n’est pas possible d’obtenir plusieurs SIREN distincts pour une même indivision. Peut-on choisir le régime réel en indivision ? Oui, et c’est souvent le régime le plus avantageux. Il permet d’amortir le bien et le mobilier, de déduire les charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, assurance, taxe foncière) et de réduire significativement l’imposition de chaque indivisaire. Un expert-comptable est fortement recommandé pour ce régime. Quels sont les principaux risques du LMNP en indivision ? Les trois risques principaux sont : les désaccords entre indivisaires sur la gestion ou la cession du bien, la complexité comptable liée à la répartition des charges et des amortissements, et une mauvaise anticipation fiscale pouvant entraîner des redressements. Une convention d’indivision et un accompagnement comptable permettent de les limiter efficacement. Vous investissez à plusieurs ou avez hérité d’un bien meublé ? Nos experts vous accompagnent pour structurer votre indivision, choisir le régime fiscal optimal et sécuriser vos déclarations. Nous contacter

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Créer son entreprise : 5 pièges à éviter absolument

Photo libre de droits Création d’entreprise Lancer une entreprise est un projet ambitieux, mais semé d’erreurs fréquentes qui peuvent compromettre sa réussite. De l’étude de marché au choix du statut juridique, en passant par la trésorerie et la fiscalité — voici les 5 pièges les plus courants et les réflexes concrets pour les éviter. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Juin 2025  ·  Lecture 7 min KN Kéo Nayo Nleng Experte-comptable co-fondatrice · 11 ans d’expérience en finance d’entreprise 1Étude de marché 2Statut juridique 3Trésorerie 4Fiscal & juridique 5Accompagnement 1 Négliger l’étude de marché et le business plan Risque : lancer un produit ou service sans demande réelle, ou sous-estimer gravement les besoins financiers — conduisant à un échec prématuré. Conseils concrets Réalisez une étude de marché quantitative ET qualitative — visez au moins 100 répondants pour un sondage fiable. Utilisez Google Trends et SEMrush pour analyser les tendances de recherche liées à votre activité. Intégrez dans votre business plan un compte de résultat prévisionnel sur 3 ans avec 3 scénarios (pessimiste, réaliste, optimiste). Calculez votre point mort dès le départ : Formule — Point mort Point mort = Charges fixes ÷ (1 – Charges variables / Chiffre d’affaires) 2 Choisir un statut juridique inadapté Risque : le statut juridique impacte directement votre fiscalité, votre protection sociale et votre capacité à lever des fonds. Un mauvais choix peut limiter votre croissance ou vous exposer à des risques personnels inutiles. Conseils concrets Pour les activités de service avec un CA < 77 700 € (2025), le statut auto-entrepreneur peut être adapté — mais attention à ses limitations en termes de déduction de charges. Pour une activité à fort potentiel, privilégiez la SAS ou SASU : plus de flexibilité pour la gouvernance et l’entrée d’investisseurs. Si vous vous associez, optez pour une SAS avec pacte d’actionnaires détaillé plutôt qu’une SARL, pour éviter les blocages décisionnels. Pensez à l’option IS en EURL : elle peut être avantageuse dès que le bénéfice dépasse ~40 000 € par an. 3 Sous-estimer les besoins en trésorerie Risque : même une entreprise rentable peut faire faillite si elle manque de liquidités pour payer ses fournisseurs ou ses employés à court terme. Conseils concrets Calculez votre Besoin en Fonds de Roulement (BFR) : Formule — BFR BFR = (Stocks + Créances clients) – Dettes fournisseurs Visez un matelas de trésorerie couvrant 3 à 6 mois de charges fixes minimum. Utilisez des outils de facturation automatisés pour accélérer vos encaissements. Négociez des délais de paiement plus longs avec vos fournisseurs (60 jours) et plus courts avec vos clients (30 jours). Explorez les solutions de financement court terme : affacturage, cession Dailly, découvert autorisé. 4 Négliger les aspects juridiques et fiscaux Risque : une mauvaise gestion des obligations juridiques et fiscales peut entraîner des pénalités coûteuses, des redressements fiscaux, voire la fermeture de l’entreprise. Conseils concrets Anticipez les seuils de franchise TVA : 37 500 € pour les prestations de services, 85 000 € pour la vente de marchandises (seuils 2025). Provisionnez environ 25 % de votre CA pour les charges sociales TNS (travailleur non salarié). Choisissez la micro-entreprise uniquement si votre taux de charges réelles est inférieur à 34 % (prestations) ou 29 % (vente). Mettez en place une comptabilité analytique dès le départ pour piloter la rentabilité de chaque activité. Utilisez un logiciel de facturation conforme à la réglementation anti-fraude (piste d’audit fiable, fichier des écritures comptables). 5 Ne pas se faire accompagner par des professionnels Risque : tenter de tout gérer seul par souci d’économie peut s’avérer contre-productif et coûteux à long terme — et priver l’entrepreneur de conseils qui font la différence entre l’échec et le succès. Conseils concrets Budgétisez environ 2 % de votre CA pour l’accompagnement comptable et juridique. Choisissez un expert-comptable spécialisé dans votre secteur d’activité. Mettez en place un tableau de bord mensuel incluant au minimum : CA, marge brute, trésorerie, créances clients, dettes fournisseurs. Prévoyez des points trimestriels avec votre expert-comptable pour analyser vos KPIs et ajuster votre stratégie. Utilisez des outils collaboratifs (Google Workspace, PennyLane…) pour fluidifier les échanges de documents avec vos conseillers. En résumé Ces cinq erreurs sont évitables avec la bonne préparation et le bon accompagnement. Chez KS Conseil & Expertise Comptable, nous accompagnons les créateurs d’entreprise de la validation du business plan à la mise en place d’outils de gestion performants — pour que votre projet parte sur des bases solides. FAQ – Création d’entreprise : erreurs à éviter Pourquoi l’étude de marché est-elle essentielle avant de créer ? Elle permet de valider qu’il existe une demande réelle pour votre produit ou service, et d’affiner votre positionnement avant d’engager des investissements. Sans elle, vous risquez de lancer un projet sans marché — l’une des premières causes d’échec en création d’entreprise. Le business plan est-il vraiment indispensable ? Oui — même si vous ne cherchez pas de financement externe. Le business plan vous force à structurer votre projet, à chiffrer vos besoins réels et à identifier les risques. Il sert aussi de boussole tout au long des premières années d’activité. Quel statut juridique choisir au départ ? Il n’y a pas de réponse universelle : cela dépend de votre activité, de vos objectifs de croissance, de votre situation personnelle et de votre niveau de charges. Un expert-comptable peut vous aider à comparer les options (auto-entrepreneur, SASU, SAS, EURL) sur des bases chiffrées adaptées à votre projet. Pourquoi la trésorerie est-elle si critique en phase de démarrage ? Même une entreprise rentable sur le papier peut se retrouver en cessation de paiement si ses entrées d’argent ne coïncident pas avec ses sorties. Les premières années, les délais de paiement clients, les charges fixes et les investissements de démarrage créent souvent un décalage de trésorerie qu’il faut anticiper. Faut-il se faire accompagner dès le début, même avec un petit budget ? Oui — et c’est souvent rentable dès la première année. Un accompagnement comptable vous évite des erreurs coûteuses (mauvais statut, TVA mal gérée, charges sociales sous-provisionnées)

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Sportifs internationaux : maîtrisez votre fiscalité quand vous jouez à l’étranger

Photo libre de droits Fiscalité & Sport de haut niveau Signer à l’étranger, c’est le rêve de nombreux sportifs professionnels. Mais derrière l’opportunité sportive se cachent des enjeux fiscaux complexes : résidence fiscale, double imposition, taxation des primes et revenus de sponsoring, préparation du retour en France. Une mauvaise gestion peut vous coûter plusieurs années de revenus. Ce guide vous donne les clés pour maîtriser la fiscalité des sportifs à l’international. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Janvier 2026  ·  Lecture 6 min Sommaire Comprendre votre résidence fiscale à l’étranger Éviter la double imposition grâce aux conventions fiscales Bien structurer vos contrats et vos primes Gérer vos revenus annexes : sponsoring, image, réseaux sociaux Anticiper votre retour en France 1 Comprendre votre résidence fiscale à l’étranger La résidence fiscale désigne le pays qui vous considère comme contribuable et qui a le droit de vous imposer sur l’ensemble de vos revenus mondiaux. Ce n’est pas nécessairement le pays où vous jouez, ni celui où vous êtes né. Elle est déterminée selon plusieurs critères hiérarchisés : Le foyer permanent : là où vous disposez d’un logement à titre durable (propriété ou location longue durée) Le centre des intérêts vitaux : le pays où sont concentrés vos liens personnels et économiques les plus forts (famille, patrimoine, investissements) Le séjour habituel : le pays où vous passez le plus de temps — le seuil de 183 jours est souvent utilisé comme référence La nationalité : critère subsidiaire utilisé en dernier recours en cas de conflit entre les deux premiers critères Attention : si vous résidez dans un pays mais que votre famille, votre patrimoine et vos comptes bancaires restent en France, l’administration fiscale française peut revendiquer votre résidence fiscale — même si vous êtes contractuellement à l’étranger. Ne présumez jamais de votre statut sans vérification préalable. Conseil KS Conseil : faites établir une analyse de résidence fiscale avant la signature de tout contrat à l’étranger. Ce diagnostic permet d’anticiper vos obligations déclaratives dans chaque pays concerné et d’éviter les mauvaises surprises à votre retour. 2 Éviter la double imposition grâce aux conventions fiscales La double imposition survient lorsque deux pays réclament simultanément l’impôt sur les mêmes revenus. Pour y remédier, la France a signé des conventions fiscales bilatérales avec plus de 120 pays. Ces conventions définissent quel pays a le droit d’imposer chaque type de revenu, et prévoient des mécanismes d’élimination de la double imposition. Les deux mécanismes principaux Mécanisme Fonctionnement Exemple Crédit d’impôt L’impôt payé à l’étranger vient en déduction de l’impôt dû en France, dans la limite de l’impôt français correspondant Utilisé avec la plupart des pays européens Exonération avec progressivité Les revenus étrangers sont exonérés en France mais pris en compte pour calculer le taux applicable aux autres revenus français Utilisé avec certains pays comme l’Allemagne ou la Suisse Exemples de pays fréquemment concernés Espagne Convention franco-espagnole — régime Beckham possible pour les expatriés Convention signée Angleterre Convention franco-britannique — attention aux revenus d’image taxés à la source Vigilance image Allemagne Exonération avec progressivité — impact sur le taux applicable aux revenus français Convention signée États-Unis Système fiscal mondial US — même les résidents étrangers peuvent rester imposables aux USA Attention USA Émirats arabes unis Pas d’impôt sur le revenu local — mais résidence fiscale française souvent maintenue Vérifier résidence Portugal Régime RNH (Résident Non Habituel) favorable pour certains profils RNH avantageux À retenir : la convention fiscale ne s’applique pas automatiquement. Elle doit être invoquée dans vos déclarations, avec les justificatifs adéquats. Une erreur ou un oubli peut aboutir à une double imposition effective, même si vous y avez droit en théorie. 3 Bien structurer vos contrats et vos primes Un contrat sportif à l’étranger ne se résume pas à un salaire mensuel. Il comprend généralement plusieurs composantes dont la fiscalité diffère selon leur nature et leur pays de paiement : Type de revenu Lieu d’imposition habituel Points de vigilance Salaire de base Pays d’activité (où se jouent les matchs) Retenue à la source dans la plupart des pays Primes et bonus Pays d’activité ou de résidence selon convention Proratisation possible si activité multi-pays Droits à l’image Variable selon structure contractuelle Peut être structuré via une société dédiée Sponsoring Pays de résidence ou pays du sponsor Dépend de la nature du contrat et du payeur Indemnités de départ Variable — souvent pays d’activité Qualification fiscale à vérifier avant signature Conseil KS Conseil : intégrez la fiscalité dès la phase de négociation du contrat. La structuration de la rémunération (répartition salaire / prime / droits d’image) peut avoir un impact significatif sur votre revenu net final — parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. 4 Gérer vos revenus annexes : sponsoring, image, réseaux sociaux Les sportifs de haut niveau génèrent souvent des revenus annexes importants qui s’accumulent parallèlement au salaire sportif : contrats de sponsoring, droits à l’image, revenus de réseaux sociaux, partenariats commerciaux, conférences… Ces revenus ont une fiscalité propre qu’il faut maîtriser. Revenus de sponsoring et d’image : peuvent être imposés dans le pays du payeur (retenue à la source), dans le pays de résidence, ou les deux — selon la convention applicable Revenus des réseaux sociaux (YouTube, Instagram…) : généralement imposés dans le pays de résidence fiscale, mais la localisation de l’entité payeuse peut créer des obligations déclaratives supplémentaires Conférences et interventions : imposées dans le pays où elles sont réalisées, sauf convention contraire Redevances et droits dérivés : régime spécifique prévu dans la plupart des conventions fiscales Risque fréquent : omettre de déclarer des revenus étrangers dans la déclaration française, même en ayant payé l’impôt à l’étranger. En France, tous les revenus mondiaux doivent être déclarés si vous êtes résident fiscal français — la convention évite la double imposition mais n’exonère pas de la déclaration. 5 Anticiper votre retour en France Le retour en France est une étape fiscalement sensible, souvent sous-estimée. L’administration fiscale française peut remonter sur plusieurs années pour vérifier la cohérence de vos déclarations passées. Une préparation rigoureuse s’impose. Le dossier

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LMNP : Guide pour réduire vos impôts locatifs

Photo libre de droits Immobilier & Fiscalité Le statut LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) est l’un des régimes fiscaux les plus avantageux pour les investisseurs immobiliers en France. Accessible, il permet dans de nombreux cas de ramener l’imposition sur les loyers à zéro grâce aux amortissements. Mais pour en tirer pleinement profit, il faut comprendre ses règles, éviter les erreurs fréquentes et adopter la bonne stratégie fiscale dès le départ. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Janvier 2026  ·  Lecture 7 min Sommaire Qu’est-ce que le statut LMNP ? Conditions et équipements obligatoires Micro-BIC vs régime réel : lequel choisir ? L’amortissement LMNP : comment ça marche ? Les charges déductibles au régime réel Les 4 erreurs fréquentes à éviter Fiscalité de la revente : ce qu’il faut anticiper 1 Qu’est-ce que le statut LMNP ? Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) s’adresse à tout particulier qui met en location un logement meublé sans en faire son activité principale. Il s’applique à une grande variété de biens : appartement classique, studio étudiant, résidence de services (EHPAD, résidence étudiante, tourisme), ou location saisonnière type Airbnb. Sur le plan fiscal, les revenus tirés de la location meublée sont classés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) — et non dans celle des revenus fonciers comme pour la location nue. C’est ce qui ouvre l’accès aux amortissements, principal avantage du régime. 2 Conditions d’éligibilité et équipements obligatoires Pour bénéficier du statut LMNP, deux conditions financières doivent être respectées : Condition Seuil Conséquence si dépassé Recettes annuelles de location meublée ≤ 23 000 € Basculement automatique vers le statut LMP (Loueur Meublé Professionnel) Part des revenus locatifs dans les revenus globaux du foyer ≤ 50 % Le logement doit également être loué avec un équipement minimum obligatoire, défini par le décret du 31 juillet 2015. La liste comprend notamment : literie complète avec couette ou couverture, volets ou rideaux dans les chambres, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur, vaisselle, ustensiles de cuisine, table et chaises, étagères de rangement, luminaires et matériel d’entretien. Point de vigilance : un logement insuffisamment équipé peut être requalifié en location nue par l’administration fiscale, avec perte rétroactive des avantages LMNP et risque de redressement. 3 Micro-BIC vs régime réel : lequel choisir ? Deux régimes fiscaux sont accessibles en LMNP. Le choix entre les deux est déterminant pour votre rentabilité nette. Critère Micro-BIC Régime réel Seuil d’accès Loyers < 77 700 €/an (15 000 € pour meublés de tourisme non classés depuis 2025) Tous niveaux de revenus Abattement / déductions Abattement forfaitaire de 50 % (71 % meublés de tourisme classés) Déduction des charges réelles + amortissements Amortissement du bien Non Oui Comptabilité requise Simplifiée — pas de liasse fiscale Comptabilité complète + liasse 2031/2033 Expert-comptable Non indispensable Fortement recommandé Idéal pour Faibles revenus locatifs, pas de crédit en cours Bien à crédit, charges élevées, optimisation maximale Règle pratique : dès que vos charges réelles dépassent 50 % de vos loyers — ce qui est presque toujours le cas avec un crédit immobilier en cours — le régime réel est plus avantageux. L’option pour le régime réel est irrévocable pour 2 ans, reconductible tacitement. 4 L’amortissement LMNP : comment ça marche concrètement ? L’amortissement est le mécanisme comptable qui permet de déduire chaque année une fraction de la valeur du bien et du mobilier, reflétant leur usure dans le temps. En LMNP au régime réel, c’est le principal levier d’optimisation fiscale. Durées d’amortissement habituelles Structure du bâtiment : 40 à 50 ans — soit 2 à 2,5 % par an Façade et toiture : 25 à 30 ans — soit 3,3 à 4 % par an Installations techniques (plomberie, électricité) : 15 à 20 ans Mobilier et électroménager : 5 à 10 ans — soit 10 à 20 % par an Le terrain ne s’amortit pas — il faut donc le ventiler dans le prix d’achat (généralement 10 à 20 % de la valeur totale) Exemple chiffré — bien acheté 200 000 € Simulation amortissement LMNP — bien à 200 000 € Prix d’achat total200 000 € Valeur du terrain (15 % — non amortissable)– 30 000 € Base amortissable (bien)170 000 € Amortissement bien (sur 40 ans = 2,5 %/an)4 250 €/an Mobilier (10 000 € sur 7 ans)1 430 €/an Charges déductibles (intérêts + copro + assurance + taxe foncière)~3 500 €/an Total déductions annuelles~9 180 €/an Résultat : avec des loyers annuels de 8 400 € (700 €/mois), la totalité des revenus locatifs est absorbée par les déductions. Le résultat fiscal est nul ou déficitaire — zéro impôt sur les loyers pendant de nombreuses années. Le déficit en LMNP n’est pas imputable sur le revenu global mais il est reportable indéfiniment sur les bénéfices futurs de même nature. 5 Les charges déductibles au régime réel Au régime réel, toutes les charges engagées pour l’activité de location meublée sont déductibles, à condition d’être justifiées et comptabilisées : Intérêts d’emprunt et frais de dossier bancaire liés à l’acquisition Assurance propriétaire non occupant (PNO) et assurance loyers impayés Taxe foncière (hors taxe d’ordures ménagères refacturée au locataire) Charges de copropriété (sauf celles récupérables auprès du locataire) Frais de gestion locative si vous passez par une agence Travaux d’entretien et de réparation (hors travaux de construction ou d’agrandissement) Honoraires d’expert-comptable et frais de tenue de comptabilité Frais d’annonce et de publicité pour trouver des locataires Amortissements du bien, des travaux d’amélioration et du mobilier 6 Les 4 erreurs fréquentes à éviter en LMNP Erreur 01 Rester au micro-BIC par défaut Le micro-BIC s’applique automatiquement si vous ne faites rien. Pourtant, le régime réel est souvent bien plus avantageux — en particulier si vous avez un crédit en cours. Erreur 02 Oublier la déclaration de début d’activité Le formulaire P0i doit être déposé au greffe dans les 15 jours suivant le début de la location. Sans SIRET, vos avantages fiscaux peuvent être remis en cause. Erreur 03 Mal calculer les amortissements Un

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Sportifs de haut niveau : Les secrets pour transformer votre nom en or grâce aux contrats NIL

Photo libre de droits Fiscalité & Sport de haut niveau Depuis 2021, les contrats NIL (Name, Image, Likeness) ont bouleversé le paysage financier du sport universitaire américain. Pour les sportifs français évoluant aux États-Unis, c’est une opportunité inédite de monétiser leur image dès le début de carrière mais aussi un terrain miné de complexités juridiques, fiscales et comptables qu’il faut maîtriser pour en tirer pleinement parti. Par KS Conseil & Expertise Comptable  ·  Janvier 2026  ·  Lecture 7 min Sommaire Qu’est-ce qu’un contrat NIL ? Les sportifs français et les contrats NIL Comment percevoir les fonds d’un contrat NIL ? Quelle structure juridique choisir ? La fiscalité des revenus NIL pour un Français Le rôle de l’expert-comptable 1 Qu’est-ce qu’un contrat NIL ? NIL est l’acronyme de Name, Image and Likeness — nom, image et ressemblance en français. Un contrat NIL est un accord par lequel un sportif autorise une entreprise, une marque ou un sponsor à utiliser son identité à des fins commerciales, en échange d’une rémunération. Concrètement, un contrat NIL peut prendre plusieurs formes : Contrat publicitaire : apparition dans une publicité, un spot vidéo ou une campagne digitale Ambassadeur de marque : représentation d’une enseigne sur les réseaux sociaux ou lors d’événements Sponsoring direct : port de logo ou d’équipement d’une marque partenaire Contenu sponsorisé : posts Instagram, TikTok, YouTube rémunérés par des annonceurs Licence de droits à l’image : utilisation du nom ou du visage sur des produits dérivés Chronologie : la révolution NIL aux États-Unis Avant 2021 Les athlètes universitaires NCAA sont strictement interdits de percevoir toute rémunération liée à leur image ou notoriété, sous peine de perdre leur éligibilité sportive. Juil. 2021 La NCAA autorise officiellement les contrats NIL pour tous ses athlètes. Chaque État américain et chaque université fixe ses propres règles de conformité. 2022–2023 Explosion du marché NIL : le premier athlète à dépasser 1 million de dollars de revenus NIL est recensé. Les plateformes spécialisées (Opendorse, Caviar) se multiplient. 2024–2026 Le marché NIL dépasse 1,6 milliard de dollars annuels. Les sportifs français en scholarship américain sont de plus en plus nombreux à en bénéficier. 2 Les sportifs français et les contrats NIL Les sportifs français sont directement concernés par les contrats NIL dès lors qu’ils évoluent dans le système universitaire américain. Les disciplines les plus représentées sont le basketball, l’athlétisme, le tennis, la natation et le football (soccer). Un sportif français en scholarship NCAA peut se voir proposer un contrat NIL notamment si : Il possède une notoriété médiatique ou sur les réseaux sociaux — même modeste, dès 10 000 abonnés Il représente une équipe universitaire à fort rayonnement (Division I NCAA) Une marque souhaite l’associer à son image dans le cadre d’une stratégie marketing ciblée (produits sportifs, nutrition, lifestyle) Il a une histoire ou un profil atypique qui intéresse des marques cherchant à diversifier leur communication Ordre de grandeur : les contrats NIL pour des athlètes de niveau Division I NCAA débutent généralement entre 5 000 et 50 000 dollars par an pour des profils modérément médiatisés. Pour les stars des grands sports (basketball, football américain), les montants peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions de dollars. 3 Comment percevoir les fonds d’un contrat NIL ? Depuis 2021, un étudiant-athlète NCAA peut en principe percevoir des revenus NIL directement sur un compte personnel. Toutefois, dès que les montants deviennent significatifs, cette approche expose à des risques fiscaux et administratifs importants — en particulier pour un sportif français dont la résidence fiscale peut être contestée. Checklist de conformité avant de signer un contrat NIL Vérifier les règles NIL spécifiques à votre université et à votre conférence NCAA Déclarer le contrat auprès du bureau de conformité sportive de l’université avant signature S’assurer que le partenaire commercial n’est pas un agent sportif déguisé (interdit NCAA) Vérifier que la rémunération est bien liée à l’image et non aux performances sportives Conserver tous les contrats, factures et échanges pour justification fiscale Analyser l’impact sur la résidence fiscale et les obligations déclaratives en France Se faire accompagner par un expert-comptable dès le premier contrat significatif Risque NCAA : certaines pratiques apparemment anodines peuvent entraîner une perte d’éligibilité sportive — notamment recevoir des paiements via un agent, signer un contrat antidaté, ou percevoir une rémunération liée aux résultats sportifs. La ligne entre NIL autorisé et recrutement déguisé est parfois ténue. 4 Quelle structure juridique choisir ? Dès que les revenus NIL deviennent réguliers ou significatifs, la création d’une structure juridique dédiée est fortement recommandée. Le choix dépend de la situation du sportif — durée du séjour aux États-Unis, niveau de revenus, projets à long terme — et nécessite une analyse au cas par cas. Structure Pays Avantages Points de vigilance LLC (Limited Liability Co.) États-Unis Simple à créer, fiscalité transparente (pass-through), protection du patrimoine personnel Obligations déclaratives américaines, impact sur résidence fiscale, pas adaptée au retour en France Société de droit à l’image (SAS/SASU) France Optimisation fiscale via IS, dividendes, protection sociale française maintenue Gestion à distance plus complexe, nécessite un expert-comptable français Auto-entrepreneur France Simple, peu de charges si revenus modestes Plafond de CA limité, pas d’optimisation possible au-delà des seuils Compte personnel — Aucune démarche initiale Aucune optimisation, risque fiscal élevé, difficile à gérer en cas de contrôle Notre recommandation : pour un sportif français en scholarship américain dont les revenus NIL dépassent 10 000 € par an, la création d’une structure dédiée — LLC aux États-Unis ou SAS en France selon la durée du séjour — est presque toujours avantageuse sur le plan fiscal et sécurisante sur le plan juridique. 5 La fiscalité des revenus NIL pour un sportif français La fiscalité des revenus NIL est l’une des questions les plus complexes pour un sportif français aux États-Unis. Plusieurs facteurs entrent en jeu simultanément : Résidence fiscale : êtes-vous résident fiscal américain, français, ou les deux ? La réponse conditionne tout le traitement fiscal. Nature des revenus : les revenus NIL sont généralement qualifiés de revenus d’activité commerciale ou de droits

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